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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDeux ans après son sacre européen, l'Espagne a remporté son deuxième titre mondial dimanche près de New York en dominant l'Argentine lors d'une finale à sens unique mais longtemps cadenassée, avant la délivrance venue des pieds de Ferran Torres en prolongation (1-0), qui a privé Lionel Messi d'un doublé historique.
Il a fallu attendre la 106e minute et un but de l'attaquant du FC Barcelone pour dénouer le match et libérer les Espagnols, en supériorité numérique après l'exclusion pour un deuxième carton jaune d'Enzo Fernandez dans les arrêts de jeu (90e+4).
Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes, a assuré Ferran Torres après la victoire.
C'est le destin. On a gagné pour notre peuple, a poursuivi l'attaquant barcelonais, 26 ans, cité par la FIFA.
Avant cette puissante reprise qui n'a laissé aucune chance au gardien argentin Emiliano Martinez, l'Espagne avait buté sur un adversaire coriace et accrocheur, fidèle à sa réputation mais incapable de se montrer dangereux avec seulement deux tirs à son actif en plus de 120 minutes de jeu.
Ce deuxième succès espagnol en Coupe du monde après 2010 vient récompenser la force d'un collectif bâti depuis 2022 par Luis de la Fuente et qui repose sur un milieu de terrain souverain et une défense de fer.

Ferran Torres a marqué en prolongation pour l'Espagne.
Photo : Getty Images / David Ramos
La suprématie des Ibériques sur le football international est désormais complète, une domination déjà effective lors de la première période dorée de la Roja entre 2008 et 2012 marquée par deux victoires à l'Euro et une Coupe du monde glanée en Afrique du Sud.
Avec à la baguette le Ballon d'Or 2024 Rodri, bien épaulé par Fabian Ruiz, élément majeur du PSG, et une arrière-garde fermée à double tour (un seul but encaissé en huit rencontres durant tout le tournoi), l'Espagne n'a jamais été bousculée au cours des cinq semaines passées aux États-Unis, malgré un démarrage au ralenti face au surprenant Cap-Vert (0-0).
Elle n'aura même pas eu besoin des coups de patte de son prodige Lamine Yamal (19 ans), arrivé diminué par une blessure à la cuisse gauche et qui n'aura jamais réellement réussi à faire étalage de son immense talent au cours du premier Mondial de sa carrière.
Rodri, capitaine et milieu défensif de l'Espagne, a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde 2026. Ses coéquipiers Unai Simon et Pau Cubarsi (19 ans), ont été élus respectivement meilleur gardien et meilleur jeune joueur de la compétition, a également annoncé la FIFA.

Pau Cubarsi, meilleur jeune, Rodri, meilleur joueur, et Unai Simon, Gant d'Or, ont remporté les honneurs individuels de cette édition de la Coupe du monde.
Photo : Getty Images / Carl Recine
C'est un spectacle de voir cette équipe jouer, depuis la première minute de cette Coupe du monde jusqu'à la 125e de la prolongation (contre l'Argentine), nous nous sommes battus comme des animaux, a lancé Pedro Porro à la radio espagnole Cope.
Maintenant c'est l'heure de faire la fête, nous sommes champions et nous allons célébrer cela tous ensemble en Espagne, a-t-il ajouté.
Nous sommes sur un nuage, a pour sa part réagi Rodri à TVE. Je ne peux que remercier Dieu pour tout ce qu'il m'a donné. Ce groupe est sensationnel. Nous sommes champions du monde ! C'est incroyable de le dire. C'est le tournoi le plus difficile de l'histoire de la Coupe du monde.
L'attaquant Mikel Oyarzabal, meilleur buteur de l'Espagne dans le tournoi, a affirmé que la Roja n'avait jamais douté de sa capacité à être championne du monde malgré une entrée en lice en demi-teinte.
Il y a un mois, les gens doutaient que ce soit possible. Nous, nous n'avons jamais douté, a déclaré Oyarzabal, auteur de cinq buts dans le tournoi nord-américain. Nous n'avons pas conscience de l'ampleur, non seulement du fait d'être champions du monde, mais aussi de l'avoir réussi après le championnat d'Europe.

L'Espagne a remporté le deuxième titre de son histoire à la Coupe du monde après celui de 2010.
Photo : Reuters / Mike Segar
Les nouveaux champions du monde défileront lundi après-midi dans le centre-ville de Madrid devant une foule attendue d'un million de personnes, ont annoncé les autorités.
Vous avez porté le nom de l'Espagne au sommet, a salué la Maison royale espagnole après la victoire.
Cette étoile est la récompense d'un parcours aussi long qu'exigeant, accompli avec effort, sacrifice, constance et un engagement exemplaire à chaque match, a poursuivi la Maison royale sur X. Aujourd'hui, nous célébrons un titre. Demain, nous nous souviendrons d'une légende.
De son côté, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez, présent au MetLife Stadium, a salué sur X la performance d'une équipe énorme.

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Notre journaliste Jérémie Camirand était à la Place des festivals.
Messi et l'Argentine démunis
L'attaquant du Barça, si influent il y a deux ans à l'Euro, aura été finalement assez muselé, même en finale où il n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent, hormis une frappe en première période (4e), un débordement suivi d'un centre parfait pour la tête de Torres et un magnifique coup-franc dans les arrêts de jeu détourné par Martinez (90e+8).
Un maigre bilan pour l'une des vedettes de la planète football, mais qui n'a nullement empêché l'Espagne de dérouler son jeu et de se créer les meilleures occasions, surtout de loin. C'est dire si cette équipe risque d'être encore plus injouable quand Lamine Yamal aura gagné en maturité et aura surtout dit adieu à ses pépins physiques.

Lamine Yamal face à l'Argentine en finale.
Photo : Reuters / Kai Pfaffenbach
D'autant que la Roja peut également compter sur Nico Williams, touché dès le premier tour et auteur d'une entrée décisive à la 75e minute de la finale. L'attaquant de l'Athletic Bilbao a d'abord failli se muer en héros, tombant en prolongation sur Martinez (93e), avant de donner de la tête le but du titre à Ferran Torres.
L'Argentine a, elle, échoué à devenir le premier pays à se succéder au palmarès depuis le Brésil en 1962. Les triples champions du monde (1978, 1986, 2022) n'avaient pas vraiment les moyens de venir perturber l'implacable machine espagnole, qui avait déjà brisé les rêves de la France et de ses flamboyants attaquants en demi-finales (2-0). Ils ont tout de même résisté avant que l'exclusion de Fernandez rende leur tâche impossible.

Lionel Messi et les Argentins ont été dominés par les Espagnols en finale.
Photo : Getty Images / PATRICIA DE MELO MOREIRA
Le sélectionneur de l'Argentine Lionel Scaloni a reconnu que les Espagnols avaient été les meilleurs sur la pelouse.
Ils étaient meilleurs que nous, c'est la vérité, a-t-il dit, avant de saluer ses joueurs. Je garderai précieusement le souvenir de ce qu'ils ont accompli, et de la valeur du fait d'être arrivés jusqu'ici.
Nous sommes dignes dans la victoire, et nous devons l'être dans la défaite. Aujourd'hui, nous montrons que nous savons perdre, a poursuivi Scaloni, qui remet en question sa place à la tête de l'équipe.
J'ai déjà une idée de ce que je veux faire, je vais honorer mon contrat et ensuite on verra. J'ai besoin de réfléchir, car je ne sais pas s'il est possible de réaliser quelque chose d'aussi grand que cela.
Messi n'a pu se muer en sauveur cette fois pour les Argentins. Après avoir littéralement porté les siens jusqu'en finale, avec notamment deux passes décisives venues de nulle part pour terrasser l'Angleterre en demi-finales (2-1), l'octuple Ballon d'Or n'est pas parvenu à peser sur le cours de la partie.

Lionel Messi participait à sa troisième finale de la Coupe du monde.
Photo : Getty Images / Carl Recine
Pour ce qui devrait être son dernier Mondial à 39 ans, le N.10 restera bloqué à huit buts en 2026 et à 21 au cours des six éditions de la Coupe du monde qu'il aura disputées, laissant les honneurs à Kylian Mbappé. Le capitaine des Bleus s'empare pour la deuxième fois de suite du Soulier d'Or avec 10 réalisations et repart également avec le record de buts de toute l'histoire du Mondial (22).
En s'imposant quatre ans après 2022, Messi avait l'occasion d'écrire une grande page de l'histoire du sport et de se placer à la hauteur du Roi Pelé. L'échec est cruel mais son pays ne pouvait pas lutter contre un collectif espagnol à nul autre pareil et bien installé au sommet du monde.


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