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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAu terme de la saison 2013-14, le Canadien avait dit au revoir à des vétérans comme Brian Gionta et Josh Gorges, des figures importantes dans le vestiaire de l’équipe au cours des années précédentes.
Gionta et Gorges avaient joué un rôle prépondérant dans l’intégration du jeune Brendan Gallagher à la vie de la ligue nationale. Alors que Gallagher et une nouvelle génération de jeunes joueurs étaient prêts à prendre le relais, la direction du Canadien avait décidé de passer à autre chose avec ses deux leaders.
Douze ans plus tard, la roue continue de tourner et c’est au tour de Gallagher d’écoper.
L’ailier de 34 ans a compris au cours des deux derniers mois qu’il ne faisait plus partie des plans du Canadien. Au moment où le CH a été le plus compétitif depuis cinq ans, on jugeait qu'il ne faisait pas partie de sa formation optimale.
Pour le doyen de l'équipe, donner son cœur au Canadien ne suffit plus.
Plutôt que de s’obstiner à rester à Montréal dans un rôle de réserviste, il demandera à la direction de lui trouver un point de chute en vue de la saison prochaine.
J'ai encore beaucoup à donner, a-t-il dit lundi. J’ai juste l'impression que je n'aurai tout simplement plus l'occasion de le faire ici. Je dois donc me trouver un nouveau domicile et continuer à faire ce que je sais faire en tant que joueur.
Bien sûr que je vais continuer à jouer. Il me reste de l’essence dans le réservoir. J’aurais adoré que ce soit ici. C’est juste une de ces situations où mon heure était venue, j’imagine. Ils sont passés à autre chose.
Martin St-Louis a déjà dit à propos du gardien Jake Allen qu’il était de ces joueurs qui plantaient des arbres pour l’organisation, mais qui n’allaient jamais pouvoir profiter de leur ombre. L’arbre du Canadien n’a cessé de grandir depuis, mais il ne doit pas faire trop d’ombre sur la contribution de Gallagher pendant ses 14 ans à Montréal.
Même après qu'il ait passé ses années les plus florissantes, le Canadien peut se compter chanceux d’avoir pu miser sur Gallagher durant sa transition vers un jeune noyau. On pourrait difficilement trouver un joueur qui a mieux compris ce que représente le fait de jouer pour le Canadien de Montréal que Gallagher. L’impact socio-historique de l’équipe, le niveau d’attachement des partisans, l’attention continuelle et parfois lourde dont l’équipe fait l’objet; voilà autant de facteurs que Gallagher a aidé ses jeunes coéquipiers à apprivoiser. Il leur a permis de mieux comprendre ce qui les attendait.
Gallagher espère maintenant se trouver une nouvelle équipe. Il se verrait bien rentrer à la maison et aller jouer pour les Canucks de Vancouver, une équipe qui bénéficierait certainement de son leadership et de ce qu’il peut encore apporter à la culture d’une équipe en reconstruction.
Le directeur général Kent Hughes a promis de le traiter avec tout le respect qu’il mérite, et la réputation dont jouit Gallagher à travers la LNH ne devrait pas rendre cette tâche trop compliquée.
Ce qui le sera davantage, ce sera de voir quel genre d’amélioration le DG pourra apporter en allouant le poste de Gallagher à quelqu’un d’autre.
De l'expérience et des leçons
Le Canadien n’entend pas gagner à la manière des Hurricanes de la Caroline, ni de n’importe quelle équipe gagnante de la Coupe Stanley. Il trouvera sa propre manière. Cela dit, son élimination en finale d’association lui a donné des pistes d’amélioration.
Lane Hutson a soutenu que le niveau de jeu collectif n’avait pas suffisamment grimpé en séries par rapport à la saison régulière. Il n’oubliera pas la leçon.
Phillip Danault a salué l’attention aux détails dont on fait preuve les joueurs des Hurricanes et qui font d’eux un bel exemple à suivre. Le président aux opérations hockey Jeff Gorton, quant à lui, a été impressionné par le dévouement et l’ardeur au travail des Hurricanes, qui à leur quatrième essai en finale de l’Association de l’Est en avaient assez d’être freinés à cette étape.
Ce sont des éléments, plus intangibles que structurels, qui témoignent de l’expérience qu’acquiert une équipe en séries.
Mais plus concrètement, et même s’il est tôt pour qu’il définisse son plan d’action, Hughes a vu une partie de ce qui manquait au Canadien pour franchir l’étape suivante.
Je pense qu'on va toujours être une équipe avec beaucoup d'habiletés, et on va continuer à en ajouter, a-t-il dit. Mais il faut faire des ajustements à l'équipe. Présentement, je pense qu’on n'est pas la meilleure équipe défensivement, si l’on regarde les statistiques.
Du côté de l'implication physique, je pense que la Caroline, même si ce n’est pas une (grosse) équipe, nous a démontré un style vraiment physique qui a eu un effet sur les séries.
Ni Hutson, qui a été contraint de jouer souvent sur son côté opposé, ni Kaiden Guhle, le défenseur qui a été le plus saupoudré au sein des duos en défense, ne croient que le Canadien a nécessairement besoin d’ajouter un défenseur droitier afin d’équilibrer son nombre de gauchers et de droitiers.
Néanmoins, du renfort à la ligne bleue serait quand même souhaitable, à moins que le Canadien ne voie le jeune David Reinbacher comme une option réaliste dès le début de la saison prochaine. L’organisation n’a pas perdu espoir de voir l’Autrichien trouver son erre d’aller et rester en santé, mais Hughes a aussi reconnu qu’il était désormais plus ouvert à renforcer l’équipe avec des valeurs éprouvées, quitte à ce que cela barre la route à un espoir de l’organisation.
C’est la courbe de progression de l’équipe qui permet cela, car entraver la route d’un bon espoir n’était pas vraiment une option auparavant.

Cole Caufield
Photo : Reuters / Eric Bolte
Caufield s'est trouvé nul
La profondeur à l’attaque sera un autre dossier à surveiller, car quelques gros canons se sont tus en séries éliminatoires.
Si vous demandez à Cole Caufield ce qu’il retient de ses séries et du type de hockey qu’il s’y est joué, sa conclusion est sans appel.
Honnêtement, j’ai été nul, c’est aussi simple que ça. Je veux faire beaucoup mieux. J’attends beaucoup plus de moi-même, et mes coéquipiers et mes entraîneurs aussi. Il y a encore beaucoup de place à l’amélioration. Je suis loin d’être satisfait de la façon dont ça s’est passé.
Oui, on a des confrontations difficiles, mais c’est le cas toute l’année, donc ça n’a rien à voir, a poursuivi Caufield. Je peux faire beaucoup mieux et c’est un long chemin à parcourir.
Ses patrons étaient pourtant conscients qu’on en a demandé beaucoup au premier trio cette saison. Gorton a fait remarquer que Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky avaient tous les trois atteint des plateaux individuels impressionnants, ce qui ne doit pas être perdu dans l’éther.
Si les dernières séries ont donné au Canadien une triple dose d’expérience, les membres du premier trio en particulier ont été confrontés à une réalité différente.
Je pense que ça a vraiment été une leçon pour notre trio, vu qu’on nous a pris pour cible bien plus souvent qu’on n’en avait l’habitude en saison régulière, et je pense que c’est une bonne leçon pour beaucoup de jeunes joueurs aussi, a mentionné le capitaine Nick Suzuki, qui a trouvé que Caufield avait été trop sévère envers lui-même.
À certains moments des séries éliminatoires, on n’était probablement pas satisfaits tous les trois de la tournure des événements, ni de la façon dont nos matchs se déroulaient. Par moments, j’avais l’impression qu’on avait notre jeu bien en main, puis quelque chose n’allait pas comme on voulait. Il faut trouver des moyens d’être productifs et d’aider l’équipe. Je pense qu’on y est parvenu dans l’ensemble, mais pas au niveau qu’on aurait souhaité.
Ces fers de lance de l’attaque montréalaise apprendront de ce qu’ils viennent de vivre, mais la direction jugera peut-être aussi qu’ils ont besoin d’être mieux entourés. Certes, des joueurs comme Alex Newhook, Jake Evans et Phillip Danault ont fait leur part en attaque durant les séries, mais un peu plus de talent de pointe pour appuyer Ivan Demidov aiderait aussi à alléger le fardeau du trio de Suzuki à forces égales.
Messieurs Gorton et Hughes ne corrigeront pas tout en un seul été, mais la progression constante de leur formation leur donne le feu vert pour frapper un grand coup et laisser une plus grande place encore à la nouvelle génération.
La génération Gallagher, elle, passe le flambeau.


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