Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La « star » des mondiaux sera Montréal, promet le réalisateur Jean-Maurice Ooghe

2 hours ago 3

PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Alfred Hitchcock est reconnu comme le maître du suspense. « La vie, ce n’est pas seulement respirer, c’est aussi avoir le souffle coupé », a déjà dit le célèbre cinéaste. Le réalisateur français Jean-Maurice Ooghe, le cerveau derrière les images des Championnats du monde de cyclisme sur route, est justement en ville pour transformer les éprouvantes courses en un film époustouflant mettant en vedette les paysages et les environs de Montréal.

La flatteuse comparaison hitchcockienne provient de l’adjoint de ce géant de la télévision française, un homme ayant assuré la réalisation de 23 Tours de France de 1997 à 2019.

Jean-Maurice a mis en place un écosystème quasi similaire au cinéma, estime Romain François, lui-même réalisateur et bras droit de ce pionnier, le premier à mettre en valeur les paysages de tout un pays lors de la diffusion de la Grande Boucle.

Tout est préparé en amont, chaque plan est décidé. C’est un véritable "séquencier". Je le considère comme l'Alfred Hitchcock de la télévision et notamment du cyclisme. Avant le tournage, tout est déjà écrit à l’avance. On sait l’histoire que l’on va raconter.

Romain François répond aux questions en jetant un regard amusé et admiratif vers Jean-Maurice Ooghe. Les deux complices de longue date se trouvent ce jour-là à bord de la roulotte qui abrite la régie de contrôle de télédiffusion des Championnats du monde de cyclisme, au parc Jeanne-Mance, à Montréal.

Il y aura plusieurs vedettes. Des vedettes féminines, des vedettes masculines, mais il n’y aura qu’une seule star, Montréal, affirme avec conviction le septuagénaire.

3:45

Est-ce que vous insinuez que je commence à avoir un certain âge?, répond-il ensuite en souriant, lorsqu'interrogé à propos de son désir de demeurer aux commandes de la télédiffusion de grands événements cyclistes après tant d’années et de couvertures internationales.

Je trouve ça passionnant. Et je n’ai plus à m’imposer l’intensité du Tour de France, précise-t-il. Je ne suis pas débordé et relativement cool. Je me concentre sur les Championnats du monde. J’ai notamment pu faire découvrir le Rwanda, l'an dernier, lors de la tenue des mondiaux là-bas. J’ai toujours eu ce regard pour raconter une histoire. Celle de la course, mais aussi celle de la ville qui accueille la course.

Jean-Maurice Ooghe en a long à raconter et a fait ses devoirs. Il est d’ailleurs habitué à travailler avec des Québécois. Il en fait la démonstration lors d’une répétition de son centre de commandement, assis auprès de l’un d’eux.

Ici, à mes côtés, il y a le switcher, comme on l’appelle avec ce mot anglais en France. Vous, les Québécois, vous dites aiguilleur!

Sa remarque fait rire les gens autour de lui.

Les deux hommes sont assis devant une console.

Jean-Maurice Ooghe, à droite, aux côtés de son collègue aiguilleur

Photo : Radio-Canada / Jean-Christophe Pochat

Jean-Maurice Ooghe a été embauché en 2010 pour réaliser les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal une première fois par Sébastien Arsenault, président de ces Championnats du monde. Depuis, il a appris à connaître le Québec. Aujourd’hui, il a l’impression d’être en mission pour dévoiler Montréal au monde entier.

Des centaines de millions de téléspectateurs regarderont les courses. Je veux bien sûr mettre l’accent sur les monuments emblématiques de Montréal, sur la vieille ville, sur les ponts, mais aussi sur le fleuve Saint-Laurent. Beaucoup de grandes villes dans le monde sont au bord de la mer ou de rivières. Montréal est, en quelque sorte, la fille du Saint-Laurent.

Il faut mettre la course dans son décor. À la fin des mondiaux, je veux que les gens se souviennent de Montréal.

Jean-Maurice Ooghe s’approche des cinq motos si précieuses munies d’émetteurs pour la retransmission des épreuves. Tout ça est rendu possible grâce à la complicité d’un pilote et d’un caméraman sur chacune d'elles. Ces duos sont venus de l’étranger pour accomplir ce qu’ils font de mieux.

L’objectif, c’est de travailler au maximum avec les compétences canadiennes, certaines européennes, comme les duos sur les motos, et de les utiliser en symbiose. Le motard et le caméraman forment un couple. Ils doivent très bien s’entendre. Un bon caméraman avec un mauvais motard ne fera pas de bonnes images. Et c’est réciproque.

Des lignes de couleur relient les différents appareils.

Un schéma de transmission, entre les avions, les hélicoptères, les motos et les camions, aux Championnats du monde de Montréal

Photo : aerosotravia

Le réalisateur a besoin de leur expertise pour offrir un beau spectacle à la télévision.

Tous les deux m’entendent durant la course. Je leur donne mes directives de positionnement. C’est la responsabilité du réalisateur de diriger les caméras.

Voilà un sport où il faut savoir s’ajuster à chaque situation.

C’est une spécificité du cyclisme. Le réalisateur continue de placer les caméras pendant l’événement, alors que, dans tous les autres sports, le réalisateur va en repérage auparavant pour choisir leur emplacement. Il faut toujours être prêt à réagir s’il y a beaucoup de retardataires, suivre un poursuivant ou pour montrer un cycliste en train de crever (subir une crevaison). Il y a les petites histoires dans l’histoire de la course.

Jean-Maurice Ooghe s’est donc imaginé plusieurs scénarios avant de s’asseoir dans son siège de réalisateur, entouré par une équipe qu’il souhaite garder sur le qui-vive pendant que lui observe tous ces écrans, qui projettent tous les angles de l’action qui se déroule sur le parcours.

Une antenne est soulevée par une grue.

L'équipement n'est pas à négliger pour bien capter l'action pendant une course cycliste.

Photo : Radio-Canada / Jean-Christophe Pochat

Il faut être très vigilant, bien que ce soit impossible de tout regarder. Il faut établir un ordre de priorité. Il peut se passer n’importe quoi, à n’importe quel moment, sur n’importe quelle caméra. On ne suit pas un ballon durant une course de vélos, dit-il en faisant allusion aux événements sportifs dont l’action est plus prévisible.

En cyclisme, une caméra à bord d’une moto nous montre la tête de course pendant qu’un type peut pédaler très fort et qu’une chute survient à l’avant du peloton, en même temps qu’un autre cycliste lance une attaque. Dans une course, il y a les acteurs principaux et les acteurs secondaires. J’essaye de faire du mieux que je peux avec mes 25 ans d’expérience pour faire de bons choix.

Le réalisateur doit anticiper le dénouement de la course à l’intérieur d’un film à grand déploiement. Ce qui nous ramène à une autre réflexion d’Alfred Hitchcock : Pour rouler au hasard, il faut être seul. Dès qu’on est deux, on va toujours quelque part.

Quelqu'un tient un paquet de feuilles.

Le cahier de charges de la diffusion des mondiaux de Montréal

Photo : Radio-Canada / Jean-Christophe Pochat

Autrement dit, le travail d’équipe n’est pas une affaire d’improvisation. Jean-Maurice Ooghe se fie bien sûr à son instinct pour réaliser une bonne couverture télévisuelle, mais rien n’est laissé au hasard.

Moi, je suis le chef d’orchestre et toutes mes équipes sont des musiciens. Je vais pouvoir faire de la belle musique si les musiciens jouent bien leur musique.

Le système de transmission des images lors d’épreuves s’appuie aussi sur le travail d’un personnel volant.

Les motos et les caméras fixes sont essentielles, mais les hélicoptères et l’avion aussi, précise-t-il. Les images des motos et des hélicoptères sont émises vers un avion, qui tourne au-dessus de la course. Un ingénieur renvoie ces images par une antenne à une autre sur une grosse grue, pour enfin arriver au camion où je me trouve et que je puisse choisir lesquelles de ces images j’envoie aux téléspectateurs.

Un hélicoptère surplombe une antenne de diffusion.

L'hélicoptère est un outil essentiel à la diffusion des mondiaux.

Photo : Radio-Canada / Jean-Christophe Pochat

À Montréal, le réalisateur français arrive avec toute son expérience. Il se souvient qu’à une autre époque, on ne diffusait que les 90 derniers kilomètres des étapes du Tour de France.

En montagne, les images devenaient brouillées. Il faut reconnaître que la qualité des archives est médiocre par rapport aux images d’aujourd’hui. La vraie révolution, pour la retransmission du cyclisme, a été l’arrivée de la haute définition. Moi, j’ai toujours voulu montrer les monuments et les paysages. Aujourd’hui, on peut voir la texture des champs de blé et celle des pierres de châteaux grâce à cet ajout.

Dans l’univers d’Alfred Hitchcock, le public possède une information que les personnages du film ignorent afin d’attiser le suspense. L’énigme de ces mondiaux demeure l’identité de la championne et du champion de la course en ligne.

Pour l’instant, ni Jean-Maurice Ooghe ni les amateurs de vélo n’ont la réponse, mais vous pouvez compter sur le réalisateur pour créer l’intrigue entre les personnages de ces courses dans un décor flamboyant.

L’histoire s’écrira d’elle-même jusqu’au fil d’arrivée… à Montréal.

Une caméra a été déposée au sol à côté d'une moto.

La moto, partie intégrante du dispositif de diffusion de toute compétition cycliste

Photo : Radio-Canada / Jean-Christophe Pochat

Read Entire Article

         

        

HOW TO FIGHT BACK WITH THE 5G  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway