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Un compromis qui permet à Zachary Bolduc d’assurer son avenir pour quatre ans

1 day ago 3

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GATINEAU – Le Canadien de Montréal a fini par s’entendre avec Zachary Bolduc, mais le contrat de quatre ans annoncé dimanche après-midi amènera l'attaquant aux portes de l'autonomie complète au terme de l’entente. C’est le compromis qui a été trouvé pour en arriver à un accord.

Ce pacte assurera Bolduc d’un salaire annuel moyen de 4,2 millions de dollars.

On n’était pas inquiets à l’effet qu’on allait s’entendre, a confié à Radio-Canada l'agent Pat Brisson. En laissant les discussions ouvertes pendant deux ou trois mois, le fait de laisser de l’espace sous le plafond donnait plus de possibilités à l'équipe. Mais il n’y a pas eu d’impasse, ça s’est fait de façon plutôt organique.

En fin de compte, il fallait finaliser le deal, mais on savait où on s’en allait.

Si Brisson parle des deux ou trois derniers mois ainsi, c'est qu'à mesure que l’été avançait, le directeur général Kent Hughes s’est montré de plus en transparent auprès de lui par rapport à ce qu’il cherchait à accomplir. Il lui est arrivé de dire au clan Bolduc qu’il avait besoin de plus de temps pour poser d’autres gestes, ce qui a contribué à retarder le processus quelque peu.

Mais la communication est toujours demeurée très bonne.

Bolduc n’avait pas droit à l’arbitrage cet été, ce qui limitait son pouvoir de négociation. Or, le CH n’a pas caché qu’il souhaitait en arriver à une entente à long terme avec le Québécois. Même s’il y a un risque que le jeune ailier ne vaille pas tout à fait son prix au début de l’entente, les probabilités sont bonnes que sa progression fasse de lui une aubaine dans les années subséquentes.

Si Bolduc s’établit comme un attaquant top 6 durant ces quatre saisons, ç'aura été un prix très avantageux pour un joueur volontaire en échec avant, doté d’un tir dévastateur et qui semble très à l’aise à donner des coups d'épaule.

Le fait de le rendre libre comme l’air après ces quatre années aura été une forme de compromis, qui le plus souvent est à l’avantage du joueur.

Normalement, on fait des ententes de trois ans, ou alors de cinq ans, a convenu Brisson. Kent [Hughes] comprend que, souvent, lorsque tu amènes un joueur à l’autonomie, racheter une année d’autonomie coûte plus cher. On aurait pu avoir un salaire annuel plus élevé sur un contrat de cinq ans, mais on a décidé d’y aller avec une année de moins en se disant que dans quatre ans, il est tout à fait possible que Zach soit un joueur de huit ou neuf millions de dollars par année.

Le célèbre agent convient que l’idée de couper la poire en deux vient, entre autres, du fait qu’il est difficile de savoir avec certitude jusqu’où ira son client. Avec un grand éventail de résultats possibles par rapport à la carrière de Bolduc, il est plus difficile de cibler la durée de contrat appropriée.

Il peut devenir un attaquant top 6, sinon top 3, a soutenu Brisson. Il a tellement de potentiel. On l’a vu en séries.

Il a seulement 23 ans. Une entente de quatre ans donne le temps d’évaluer sa vraie valeur. C’est pour ça qu’on ne voulait pas que ce soit trop court. Je pense qu’on va savoir dans deux ou trois ans où il va se situer.

Les comparables récents pour ce genre de contrat sont rarissimes. Dans le nouvel environnement salarial que l’on connaît, très peu de patineurs ont obtenu cet été un pacte à moyen terme les amenant aux portes de l’autonomie pour la première fois.

Il y a bien eu les ententes de cinq ans accordées à Macklin Celebrini et à Connor Bedard qui feront d’eux des joueurs autonomes après leur deuxième contrat, mais on parle ici d’une tout autre gamme de joueurs et de montants stratosphériques.

Bolduc s’est beaucoup promené dans la formation l’an dernier, mais cette première campagne à Montréal pourrait être considérée comme une année d’évaluation pour le Canadien et une année d’adaptation pour Bolduc.

On verra quel impact aura l’arrivée du vétéran Chris Kreider sur son utilisation cette saison, mais il faut garder en tête que Bolduc est toujours en développement. Il n’a pas besoin de tenir mordicus à jouer dans les deux premiers trios dès cette saison. L’important est de s’établir comme un bon attaquant du top 9 au cours des 24 prochains mois.

Au fil des discussions, une idée a filtré dans les médias selon laquelle Bolduc était d’abord et avant tout préoccupé d’avoir un rôle à caractère offensif dans l’équipe. Or, bien que cette idée ait été exprimée durant la négociation, elle n’a pas constitué un élément majeur, nous a dit une source bien au fait du dossier.

Ce qui était fondamental, en revanche, c’était de bâtir sur le lien de confiance qui existe entre Bolduc et le Canadien, puis sur le fait que c’est à Montréal qu’il désire jouer.

Bolduc a obtenu 12 buts et 18 passes en 78 matchs la saison dernière, en plus d'ajouter 7 points en 19 rencontres éliminatoires. On rappelle qu’il avait rejoint le Canadien dans un échange avec les Blues de Saint-Louis impliquant Logan Mailloux. Ces derniers avaient repêché le Québécois au 17e rang en 2021.

Après l’embauche de Kreider et la signature de Bolduc, le Canadien dispose encore de 4,28 millions de dollars sous le plafond salarial, selon le site spécialisé PuckPedia, et seul le défenseur Arber Xhekaj n’a pas signé de contrat.

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