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Élizabeth Desrosiers-McArthur revient sur la scène internationale par la grande porte

14 hours ago 4

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La canoéiste Élizabeth Desrosiers-McArthur avait connu une année 2023 exceptionnelle. Son accession aux rangs seniors, l’année suivante, a été marquée par un passage à vide : perte de l’amour pour son sport, de motivation et de confiance en elle. Ces nuages ne planent plus au-dessus de sa tête.

La canoéiste Élizabeth Desrosiers-McArthur avait connu une année 2023 exceptionnelle. Son accession aux rangs seniors, l’année suivante, a été marquée par un passage à vide : perte de l’amour pour son sport, de motivation et de confiance en elle. Ces nuages ne planent plus au-dessus de sa tête.

La fin de semaine dernière, la double médaillée des Championnats du monde juniors de 2023 a brillamment rebondi aux essais de l’équipe canadienne no 2 disputés à Montréal. Desrosiers-McArthur s’est qualifiée pour les Championnats du monde seniors, les Championnats du monde des moins de 23 ans, ainsi que pour la Coupe du monde de Montréal, qui se mettra en branle à compter du 9 juillet.

Dans son parcours vers l’obtention de ces laissez-passer, l’athlète de 20 ans a terminé deuxième au C1 200 m et au C1 500 m, derrière Sophia Jensen, qui était déjà préqualifiée. Et c’est avec Jensen qu’elle a fait équipe au C2 500 m pour remporter la médaille d’or. La canoéiste vivra donc la première Coupe du monde de sa carrière au bassin olympique de l’île Notre-Dame.

C’est à cet endroit que Sportcom l’a rencontrée, quelques jours avant les courses de sélection. Desrosiers-McArthur n’était donc pas encore qualifiée pour ces trois rendez-vous importants, dont celui de Montréal.

Ce serait vraiment cool de courser ici! Ça fait des dizaines d’années qu’il n’y a pas eu de courses au bassin et ce serait vraiment un événement auquel j’aimerais participer. Je course ici depuis que j’ai 10 ans.

La haute marche entre les juniors et les seniors

Revenir sur la scène internationale n’a pas été un chemin facile pour l’athlète du club de Lac-Beauport. C’est en toute franchise qu’elle est revenue sur ses deux dernières années et les moyens qu’elle a pris pour retrouver le plaisir de pagayer.

Auréolée de deux médailles aux mondiaux juniors de 2023, l’or au C4 500 m et l’argent au C1 200  m, l’athlète croyait bien que son passage chez les seniors et chez les moins de 23 ans se ferait sans encombre. Oui, la compétition s’annonçait plus relevée, mais elle pensait bien qu’elle serait en mesure d’être dans le sillon des meilleures Canadiennes, qui sont aussi parmi les meilleures au monde.

J’ai été prise par surprise. Je pensais que j’étais plus de niveau. Je sortais des rangs juniors, toute fière avec mes deux médailles et vraiment heureuse de mes résultats. Je pensais que ça me plaçait plus dans la game, mais finalement, j’ai eu comme une petite claque dans la face. Mais c’est ça. Je me reprends, là. J’en ai appris beaucoup et puis il ne faut pas lâcher.

Son entrain à consacrer des dizaines d’heures par semaine à s’entraîner en avait aussi pris un coup.

Ç’a été une année difficile avec un manque de motivation et de la perte de confiance en moi, ce qui m’a amenée à moins bien performer aux compétitions et aux essais nationaux. Je n’étais vraiment pas motivée et j’avais perdu un peu d’amour pour mon sport, alors ç’a été un peu plus difficile, convient-elle, précisant qu’il s’agissait du moment le plus difficile de sa jeune carrière.

J’avais perdu mes repères et je suis quelqu’un de très intense, alors c’est tout ou rien. Le canoë, c’est toute ma vie, mon environnement, mes amis... Je passe des heures par semaine sur l’eau, alors, de ne plus être motivée à faire mon sport que j’aimais tant, ç’a été vraiment difficile. Et la performance est ma motivation première, alors oui, ç’a été dur de ne pas être au niveau, poursuit l’étudiante en sciences humaines au Cégep Garneau, qui veut poursuivre des études à l’Université Laval en administration, gestion urbaine et immobilière.

L’an dernier, elle a été finaliste en C1 200 m et en C1 500 m aux Championnats du monde des moins de 23 ans.

Ç’a été une année de reprise et je voulais ramer pour mon propre plaisir et retrouver ma passion pour le sport, me dépasser et ç’a vraiment bien été. [...] J’y suis allée étape par étape. Ç’a été important pour moi de prendre une pause qui a quand même été assez longue, mais je pense que ç’a été vraiment nécessaire pour justement retrouver le goût d’aller m’entraîner. J’ai aussi beaucoup discuté avec mon coach pour ma préparation mentale et ça m’a beaucoup aidée.

Ses résultats aux deuxièmes sélections canadiennes de la semaine dernière ont confirmé son retour au sein de l’élite du pays après deux années sans médaille internationale. Au-delà de sa place dans l’équipe nationale, elle a aussi trouvé de nouvelles sources de fierté.

Je baisse moins les bras, ça me prend beaucoup de persévérance, mais j’ai les outils pour ne pas me laisser tomber dans le négatif.

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