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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUn violent orage éclate sur un vaste site accueillant des écuries, des pistes et 20 000 spectateurs. Cette scène se déroule à Bromont, en 1976, pendant les compétitions équestres des Jeux olympiques de Montréal.
Le saut d’obstacles en individuel bat alors son plein. Le gagnant de la médaille d’or a déjà été déterminé, mais trois cavaliers vont maintenant se disputer les deux places restantes sur le podium. L’étape ultime est même retardée en raison de la météo.
Parmi eux se trouve le Québécois Michel Vaillancourt.
Je ne pensais pas avoir une médaille avant que les Jeux commencent, mais je voulais avoir une super belle performance, soit au moins dans les 10 premiers., se souvient le natif de Barnabé-Sud, pas loin de Saint-Hyacinthe.
Vaillancourt est le premier des trois cavaliers à s’élancer sur la piste boueuse. Bromont a été reconnu comme l'un des parcours les plus difficiles de l’histoire des Jeux olympiques, indique-t-il.
Cela complexifie davantage la tâche qui l'attend ce jour-là.
Le Canadien réussit bien le circuit et doit maintenant regarder ses adversaires. La première commet une erreur et ne peut donc monter sur le podium.
Je ne l'ai pas vu passer, mais, du haut de la butte, toute mon équipe l’a vue et m'a dit : "Michel, on a la médaille."
Le dernier participant ne bat pas le score de Vaillancourt, ce qui donne la médaille d’argent au favori de la foule.
Ça a pris quand même un petit bout de temps avant de réaliser exactement ce qu’on venait d’accomplir, admet-il aujourd'hui.
Une pensée pour son père
Sur le podium, la première pensée de Vaillancourt va à son père, décédé quelques années auparavant. Mon père était vraiment un homme à cheval, se souvient-il.
C’est lui qui a initié le jeune Michel Vaillancourt aux sports équestres.
Lors d’une sortie à un carnaval à Saint-Hyacinthe, de petites promenades à dos de poney étaient proposées. Âgé de 5 ou 6 ans, le futur médaillé olympique ne cessait d’y retourner pour en faire une autre. Son père, qui s'impliquait dans le commerce de chevaux, a finalement décidé d'acheter un poney à son fils.
À 11 ans, Vaillancourt essaie un cheval pour la première fois, et il s’en souvient encore.
Ça a été la piqûre, directement. Je n'ai jamais manqué une soirée ou une fin de semaine à partir de ce moment-là.
Au fil du temps, le talent de cavalier de Vaillancourt s’aiguise au point où il remporte une médaille de bronze aux Jeux panaméricains de 1975. Le ciel lui tombe toutefois sur la tête peu de temps après, à moins d’un an des Jeux olympiques : son cheval, avec lequel il a développé une relation spéciale, subit une grave blessure, synonyme de fin de carrière.
Il est alors impératif de trouver une nouvelle monture pour que son rêve olympique survive. Vaillancourt déniche un jeune cheval de sept ans, mais son propriétaire refuse de le lui vendre. Le Québécois réussit finalement à le louer à la fin du mois de mars 1976, à quelques mois de la cérémonie d'ouverture.
Après un bon entraînement, Vaillancourt termine 2e aux sélections canadiennes et est donc inclus dans l’équipe pour les Jeux.
À la une des journaux
Malgré toutes ces difficultés, Vaillancourt est devenu, à Montréal, le plus jeune cavalier de l’histoire à remporter une médaille dans l’épreuve du saut d’obstacles en individuel aux Olympiques. Cinquante ans plus tard, le record tient toujours.
Ça a changé le sport au Québec, j'en suis convaincu. Un des plus beaux exemples, c'est Mario Deslauriers, souligne le médaillé d’argent.
Deslauriers est un cavalier québécois qui a participé à quatre Jeux olympiques. À 11 ans, il était présent à Bromont en 1976.
Voir Michel gagner une médaille aux Jeux de Montréal en étant canadien ou québécois, c’est un souvenir que je n’oublierai jamais. Ça a marqué le début de ma carrière et c’est resté avec moi par la suite.
Celui qui, sur le coup, ne s’est pas rendu compte de l’exploit qu’il venait de réaliser, c’est Michel Vaillancourt lui-même. Le lendemain matin, il passe en auto avec sa copine devant une station d’essence. Curieux, le jeune homme demande à cette dernière d’aller voir si les journaux parlent de sa médaille.
Elle sort de la station avec les bras remplis de journaux. Il y en avait deux pieds d’épais. J’étais sur la première page de tous les quotidiens québécois. L'innocence d’être jeune, c’était de me demander s’ils allaient en parler.
Avec les informations de Martin Labrosse


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