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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa surfeuse Chloé Mocombe participera samedi à une compétition internationale en Californie. Rien ne laissait présager un tel dénouement lorsque la Québécoise a fait ses débuts sur les vagues du fleuve Saint-Laurent.
Il y a 13 ans, Chloé Mocombe venait de terminer ses études au cégep lorsqu’elle a décidé de faire un voyage de surf au Costa Rica. C’est ce périple qui est venu changer sa trajectoire.
C'était vraiment un rêve d’adolescente. J'avais vu le film Blue Crush, je rêvais de surfer, mais je ne voyais pas les options ici, au Québec. J'ai donc décidé de faire un voyage, et je suis complètement tombée en amour avec le surf, a raconté l’athlète de 36 ans.
De retour au Québec, elle s’est toutefois retrouvée devant une impasse. Je savais que je n’irais pas vivre au Costa Rica, donc je devais voir quelles étaient mes options au Québec. Et c’est là que j’ai découvert le surf de rivière.
Il y a maintenant plusieurs endroits au Québec où le surf de rivière est pratiqué. Dans la grande région de Montréal, il y a la vague d’Habitat 67, située en face du complexe résidentiel du même nom, qui est particulièrement populaire et accessible tout au long de l'année. Il y a également la Vague à Guy, dans l’arrondissement de LaSalle, praticable d’avril à octobre.
J’ai commencé à la Vague à Guy. Pendant près d'un an, j’y allais tous les jours, à 5 h du matin, pour vraiment m'améliorer, a souligné Chloé Mocombe.
Ensuite, j'ai découvert Habitat 67, une vague plus puissante, où il y a plus de nage et plus de manœuvres à faire. Je trouvais que je me dépassais davantage et j'aimais plus ça. Il y avait quelque chose de plus axé sur la performance, sur le style, et de plus physique, a-t-elle ajouté.
Le surf, conjugué à son travail comme pigiste en communication et aux réseaux sociaux, lui a permis de voyager. Son objectif était avant tout d’avoir du plaisir, de faire partie d’une communauté, jusqu’à ce qu’elle soit invitée à une compétition en Californie l’année dernière.
On m’a approchée pour participer à A Great Day in the Stoke, une compétition pour les surfeurs noirs et Afrodescendants. Cette expérience d'aller en Californie, de compétitionner, ça a réveillé quelque chose en moi. J'ai aussi découvert une communauté qui vit des choses similaires aux miennes.
Chloé Mocombe représentera encore une fois le Canada lors de cette compétition organisée le 10 octobre.

Chloé Mocombe (à gauche) participe à une compétition de surf en Californie.
Photo : Gracieuseté Chloé Mocombe
Je serai accompagnée de mon amie Rachel, de la Nouvelle-Écosse. On va être deux femmes afrodescendantes à aller compétitionner à Huntington Beach, un endroit très reconnu pour le World Tour. C'est très symbolique et puissant, car il y a très peu de personnes noires qui font du surf. Ça envoie un message clair qu'on existe et qu'on est là.
Même avant de commencer à faire de la compétition, la place des femmes et des Afrodescendantes dans le monde du surf demeurait un enjeu qui l’interpelait.
Quand j'ai commencé il y a une dizaine d'années dans le fleuve Saint-Laurent, je me retrouvais souvent à être la seule femme de couleur. J'ai travaillé pour qu'il y ait plus de femmes, mais étant moitié Québécoise, moitié Haïtienne, je voulais aussi qu'il y ait des gens qui me ressemblent, plus de diversité.
Quand on ne se voit pas représenté, on ne va pas nécessairement vers ce sport. Pour les personnes immigrantes qui arrivent au Québec, la priorité des parents sera les études ou d'aider la famille plutôt que des cours de natation. Il y a aussi un aspect historique méconnu. Dès 1640, en Afrique, le surf existait déjà pour se déplacer et pour le commerce. Il faut déconstruire les stéréotypes et se réapproprier ce sport.
Depuis deux ans, elle organise donc l’Afro River Surf, un cours d’initiation au surf de rivière, en espérant donner la piqûre à des personnes noires ou racisées.
J'ai grandi au Québec, j'ai toujours été habituée d'être la seule personne de couleur. Ça ne m'a pas empêchée de foncer et d'ouvrir des portes. Maintenant, mon but est d'inspirer d'autres jeunes filles à apprendre et à se démarquer.
Avec les informations de Josie-Anne Taillon


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