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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL’histoire fait partie du folklore sportif. Les notes parfaites de Nadia Comaneci à Montréal. Le tableau indicateur qui ne parvient pas à afficher un 10, laissant les spectateurs dans l’émoi. Une jeune femme roumaine de 14 ans qui arrive dans la métropole en humaine, mais qui repart en légende. Cinquante ans plus tard, Comaneci est revenue sur ses Jeux olympiques mythiques avec Radio-Canada Sport.
Je savais que j’avais fait un bon exercice, que je pouvais avoir un score autour de neuf, explique-t-elle en parlant de sa première note parfaite. D’habitude, je ne regarde pas la note, mais le public a fait du bruit, donc j’ai tourné ma tête, et j’ai vu 1.00. Je ne savais pas ce qu’il se passait, je croyais que le numéro allait tourner jusqu’à neuf.
Sauf que le chiffre 9 n’est finalement jamais apparu. Au contraire, elle est devenue la première gymnaste à obtenir une note parfaite lors des Jeux olympiques, un 10. En plus, elle a récidivé six fois durant les Jeux de Montréal, terminant l’événement avec sept sans-faute.
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Elle décroche son premier pointage maximal à l'occasion d’une épreuve d'exercices imposés aux barres asymétriques. Lors de l’entraînement, je me suis demandé ce que je pouvais faire de mieux que les autres. J’ai décidé de mettre un peu d’amplitude à chaque élément, c’est ce qui m’a donné la note parfaite, relate-t-elle.
Je me souviens du bruit de la foule [qui venait voir mes performances], mais je n’ai pas compris ce que je réalisais sur le moment. J’étais en mission, je voulais finir ce que je commençais. Je pensais à ce que je devais faire lors de la prochaine journée, tout en ne comprenant pas que je faisais l’histoire.

Nadia Comaneci en action lors des Jeux de Montréal.
Photo : Getty Images / Reg Lancaster
Elle conclut les Jeux de 1976 avec trois médailles d’or, une d’argent et une de bronze. Aux Jeux de Moscou, en 1980, les seuls autres auxquels elle a pris part, sa collecte s’est élevée à deux médailles d’or et deux d’argent, la cimentant comme l'une des plus grandes gymnastes de tous les temps.
Une icône féminine
Avec le temps, Comaneci a commencé à réaliser son impact sur le monde sportif, mais pas que. Je n’ai pas compris sur le moment, mais beaucoup de personnes me disaient que j'avais brisé la glace pour les femmes. Maintenant, je comprends, souligne la Roumaine.
On a le pouvoir de faire toutes les choses. Dans mon temps, c’était très difficile de faire une compétition comme ça, mais je pense que j’ai aidé à prouver qu’on a une grande valeur, les femmes, ajoute-t-elle.
Son héritage se fait encore sentir aujourd’hui à Montréal. Par exemple, le bar sportif Le Nadia, dont le nom fait directement référence à la gymnaste, diffuse uniquement du sport féminin.
Je suis très fière, parce que la nouvelle génération parle beaucoup de l’importance d’avoir l’égalité dans tout ce que tu fais quand tu es une femme, indique-t-elle. Comaneci ajoute que personne ne pourra égaler son record d’âge puisque, de nos jours, aucun athlète ne peut participer aux Jeux olympiques en gymnastique à 14 ans.
Retour au pays
Après les Jeux, Comaneci est rentrée dans sa Roumanie natale, où elle n’avait pas réalisé quel serait son degré de popularité après ses performances mythiques.
On a atterri à l’aéroport à Bucarest et l’entraîneur m’a dit de mettre les médailles [autour de mon cou]. Je suis sortie de l’avion, j’ai regardé et j’ai vu qu’il y avait 10 000 personnes. Alors, je suis retournée dans l’avion, s’exclame-t-elle en riant. Je ne savais pas que ça allait être comme ça.
La nouvelle vedette n’habitait pas à Bucarest, mais plutôt à Onesti, une ville située à 3 heures de route de la capitale. Sur le chemin du retour, elle s’est arrêtée une dizaine de fois pour saluer la foule, curieuse de voir le prodige en chair et en os.
Cinquante ans plus tard, Comaneci est restée humble vis-à-vis de ses accomplissements. Tout le monde demande ce que la perfection signifie, mais je ne le sais pas. [...] Je savais que les autres gymnastes qui me regardaient allaient tenter de faire mieux que moi. La perfection est un escalier qui continue, qui ne s’arrête jamais.
Néanmoins, personne ne pourra lui enlever sa prestation du 18 juillet 1976, jour où elle est devenue la première gymnaste à obtenir une note parfaite aux Jeux olympiques, et où son histoire s'est liée à jamais à celle de Montréal.
Avec les informations de Roseline Filion


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