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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayTORONTO – C’est la règle : la Coupe du monde est presque commencée, alors il faut un peu d’inusité.
Dans le groupe B, la Bosnie-Herzégovine a ouvert le bal mardi, comme le racontait la collègue Claire Hanna sur les ondes de TSN. Après que l’équipe eut devancé en catimini son entraînement d’une heure, les gicleurs se sont soudainement activés tout près des médias canadiens, qui ont par la suite été limités à deux petites questions. C’est de bonne guerre, et au moins, personne n’a été blessé.
Le Canada a mis son grain de sel mercredi. Comme c’est la coutume, les caméras de télévision ont été admises pour les 15 premières minutes de l’entraînement, et l’immense majorité des équipes ont l’habitude de ne pas dévoiler grand-chose quand les médias captent des images. C’est naturel. Voilà que mercredi, l’entraîneur Nicolas Gagnon, spécialiste des phases arrêtées, dirigeait des exercices de rentrées de touche à la vue des lentilles.
Voulait-on brouiller des pistes avant le premier match du Mondial? On ne nous le dira sans doute jamais, mais la seule possibilité a de quoi amuser les plus cyniques d’entre nous.

Cyle Larin et ses coéquipiers de l'équipe canadienne pour la Coupe du monde se sont entraînés, mercredi, à Toronto.
Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan
Ce qu’on peut affirmer sans doute, c’est que les caméras n’ont capté aucune image d’Ismaël Koné. Le milieu de terrain québécois n’a pas participé à la séance d’entraînement de mercredi, lui qui semblait en belle forme la veille.
Canada Soccer n’a pas souhaité divulguer les raisons de son absence, mais le collègue Kristian Jack, de OneSoccer, a rapporté que Koné avait été pris d’une fièvre avant l’entraînement.
Le sélectionneur Jesse Marsch ne commentera la situation que jeudi, en soirée – après la limite de 15 h (HAE) pour modifier son effectif, par ailleurs. Entre-temps, les coéquipiers de Koné ont tour à tour rappelé son importance. Tajon Buchanan a le mieux résumé le tout :
Il l’a montré beaucoup cette année en Italie : c’est un excellent joueur, a-t-il affirmé. C’est un joueur qui peut changer le match à tout moment, et il l’a montré toute l’année. C’est un morceau très important de cette équipe. J’aime jouer avec lui.
Il peut battre son joueur, trouver la bonne passe, me lancer dans l’espace. Je fais mon travail et il fait le sien, comme tous les joueurs de l’équipe.
L’équipe canadienne n’avait certainement pas besoin d’une autre inconnue à deux jours de son match contre la Bosnie-Herzégovine. Lors de la séance de mercredi, Alphonso Davies a de nouveau couru en bordure du terrain, avec quelques touches de balle çà et là. Il demeure en protocole de retour au jeu.
L’arrière central Moïse Bombito était sur le terrain, mais on lui impose un entraînement modifié qui n’a rien de rassurant quant à son statut pour ce tournoi. Le jeune Luc de Fougerolles, 20 ans, semble près d’une première titularisation dans une Coupe du monde. Et il semble prêt, aussi.
Il fallait jouer des matchs, pour être honnête, a-t-il répondu quand on lui a demandé comment il avait pu progresser autant dans les derniers mois. À la Gold Cup [de 2025], j’avais peut-être cinq ou six matchs professionnels derrière la cravate. Aujourd’hui, j’en ai une quarantaine. Je me sens donc bien plus en confiance et prêt à jouer.

L’équipe canadienne s'est entraînée dans les installations du Toronto FC, deux jours avant le match d’ouverture contre la Bosnie-Herzégovine.
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Devant lui, il y aura Edin Dzeko, le double de son âge, qui a l’habitude des grands matchs. Jusqu’ici, un des plus grands moments de Luc de Fougerolles est ce quart de finale de la Gold Cup, où il a raté le tir décisif après les prolongations. Dans le camp canadien, on admire la manière dont le jeune homme s’est remis de l’épreuve, comment il s’en est nourri pour devenir un meilleur joueur.
Dans tous les cas, les Canadiens auront une dernière séance, jeudi, pour se préparer à Dzeko et ses amis. Avec, peut-être, quelques minutes à regarder le match d’ouverture de la Coupe du monde s’il cadre dans leur horaire chargé de l’après-midi.
Je vous mentirais si je vous disais que je ne regarderai pas le match d'ouverture demain, a reconnu Derek Cornelius, probablement propriétaire d’un enregistreur numérique.
Mais on sait qu'on a un match à disputer vendredi. Les gars prennent soin de leur corps et de leur tête pour être prêt.
Après des mois à suivre religieusement l’évolution de la liste des blessés, les supporteurs canadiens ne demandent que ça.


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